TERRORismes

TERRORismes - 2013/2015

Un projet de théâtre de deux ans de

de l’Union des Théâtres de l’Europe, France

et le Staatsschauspiel Stuttgart, Allemagne

le Jugoslovensko Dramsko Pozoriste, Belgrade, Serbie

le Habima – Théâtre National d'Israël, Tel Aviv

le Théâtre National d’Oslo, Norvège

le Young Vic Theatre London, Angleterre

le Shiber Hur Company, Palestine

la Comédie de Reims, France


Spectacles, création de nouveaux textes, traductions, échanges de productions, conférences, publications littéraires et scientifiques, rencontres de travail entre artistes, et un festival.


Avec le soutien du programme Europe Créative de l'Union Européenne


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Entre 2013 et 2015, les théâtres d’Oslo, Stuttgart, Belgrade, Tel Aviv et Reims ont réalisé un travail collectif de réflexion et de création sur le thème du terrorisme. À travers leur diversité d'approches et de perspectives, ils ont exploré ensemble les différents visages du terrorisme et ont interrogé la manière dont celui-ci travaille fondamentalement nos sociétés.


Pendant ces deux années, de 2013 à 2015, de nouveaux textes écrits par des dramaturges contemporains venants de toute l’Europe ont donné lieu à une série d’échanges de spectacles entre les théâtres participants. Deux conférences – la première à Oslo, la seconde à Stuttgart – ont marqué l’ouverture et la clôture du projet. Suite à ces conférences, deux publications ont également vu le jour. Enfin, un grand festival à Stuttgart, rassemblant toutes les productions relatives au projet, a clôturé en grande pompe ces deux années de collaboration et de création.


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« Il n’existe pas de terrorisme au singulier, mais des variétés de TERRORismes »


OSLO 2011. Le 22 juillet, un jeune homme fait détoner une bombe dans le quartier du gouvernement d’Oslo. Quelques heures plus tard, il prend pour cible des jeunes militants rassemblés pour l’université d’été du parti politique au pouvoir. 77 personnes sont tuées. Dans son manifeste, il explique ses motivations. | HAIFA 2012. Après avoir préparé le dîner pour sa famille, une femme de 35 ans s’en va chercher du riz en ville. A son retour, 3 jours plus tard, ses cheveux sont devenus blancs. | TEL AVIV 1948. Les « Oley Hagardum » jetèrent des bombes sur les bus et les hôtels, organisèrent l’évasion de prisonniers politiques, enlevèrent des sergents de police britanniques, qu’ils pendirent dans la forêt. Ils furent arrêtés, jugés et exécutés. Aujourd’hui, des rues sont nommées en leur mémoire. Leurs actes sont immortalisés dans des musées. | SARAJEVO 1914. Gavrilo Princip avait 17 ans lorsqu’il assassina l’Archiduc Franz Ferdinand et sa femme Sonia, le 28 juin. C’était un poète. C’était un nationaliste yougoslave. | NEW YORK 2001. « A Noël, pendant ces nuits trop longues, au passage d’une année à l’autre, les fantômes des âmes disparues le 11 septembre 2001 surgissent de Ground 0 partout dans le monde, ils s’élèvent et emplissent les têtes et les esprits des peuples. La vengeance est soudainement envisageable. » (Rainald Goetz, Elfter September 2010) Nous vivons toujours parmi ces fantômes, et parmi de nouveaux.


TERREUR. La peur est par essence imprévisible et multiple. En 1977, Laqueur remarquait déjà que « le terme de terrorisme a donné lieu à des usages si différents qu’il a quasiment complètement perdu son sens. » 26 ans plus tard, il fait l’observation suivante : « la recherche philosophique s’est révélée incapable de définir les bases du terrorisme, nous manquons d’un Clausewitz ou même d’un Jomini, et cela pourrait bien ne jamais changer pour la simple raison qu’il n’existe pas de terrorisme au singulier, mais des variétés de terrorismes. Ce qui fonctionne pour définir un type de variété, ne fonctionne pas nécessairement pour tous. »


Avec le soutien du programme Europe Créative de l’Union Européenne


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