Prix du meilleur spectacle pour «Le Rêve de Gogol», production du Théâtre Sfumato

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Margarita Mladenova, directrice artistique du Théâtre Sfumato et Ivan Dobcev reçoivent le prix du meilleur spectacle au Festival International des petites scènes à Rijeka, Croatie.


Extrait des commentaires du jury :

« Cette compilation de textes de Gogol est un hommage à ce grand auteur. L’équipe artistique dans son ensemble, ainsi que chacun de ses membres, sont parvenus à mettre en avant leur propre expression artistique. Le jeu collectif et le travail musical approchent la perfection, c’est pourquoi la pièce Le Rêve de Gogol, une production du Théâtre Laboratoire Sfumato à Sofia, Bulgarie, dirigée par Margarita Mladenova et Ivan Dobčev, mérite le Prix Veljko Maričić du meilleur spectacle. »


La 23ème édition du festival s’est tenue du 3 au 10 mai 2016, sous la devise « Le théâtre est-t-il en feu ? ». Le jury était représenté par Željka Turčinović, Svetlana Bojković, Damir Orlić.


Le Festival international des petites scènes a été fondé en 1994 à Rijeka. Sous la direction de son fondateur, le comédie Nenad Šegvic et de son premier programmateur, le critique de théâtre Dalibor Foretic, son but était de réunir une sélection de spectacles de « théâtre de chambre » parmi les plus progressistes, le plus souvent produits par des groupes de théâtre indépendants.

Depuis 1999, depuis que Jasen Boko, dramaturge et critique, a pris la tête de la programmation du festival, le Festival des petites scènes est devenu un événement international.


A propos du Rêve de Gogol


Ce n’est pas seulement une mise en scène des textes de Gogol, mais plutôt une expédition au sein de l’univers de l’auteur. A l’horizon de notre quête, se dessine la silhouette fantasmagorique de Gogol, enveloppé dans son célèbre pardessus, se déplaçant sur la pointe des pieds le long de l’Avenue de la Neva, à Saint-Pétersbourg. Cette ville-fantôme, ce projet fou inspiré de la vision d’une Jérusalem paradisiaque, est aux yeux de Gogol un repaire de diables et de démons. Les êtres humains de Gogol vivent parmi eux – chacun d’eux est un double de lui-même. Et comme leur créateur, ils se tiennent devant le mystère de la Genèse, comme David devant Goliath, Œdipe devant le Sphinx, et le serpent contre la montagne. Ils vivent suspendus entre deux abymes : le cosmos et le microcosme, le visible et l’invisible, le rêve et l’éveil, l’enchantement et le désespoir. Derrière le sérieux touchant de leur insistance à vouloir achever leur destin, à vouloir remplir leur devoir à l’égard du phénomène de la vie, pointe une peur utérine, la peur des pièges de cette même vie. Le mariage comme l’un des pièges les plus anciens de cette vie, contre lequel la fourmi humaine protège son espace intime avec un sentiment de panique. Dans le mouvement de carrousel de la « mécanique divine », la trace du geste de l’homme seul produit l’effet de la luciole en juin : lumière, noire. Pourtant, ces milliers d’éclairs inscrivent dans la nuit une phrase providentielle : une phrase que nous ne pouvons articuler. Le géni de Gogol dévoile à notre intuition les paradoxes et les lumières fantasmagoriques, plus vrai que la stricte logique. Alors que les raisonnements efficaces sont une forme de mort, l’échec est une chance de résurrection. Comment comprendre alors que l’être humain s’efforce d’aller vers le bonheur et s’en détourne chaque fois qu’il le trouve ?


M. Mladenova – I. Dobčev


Le Rêve de Gogol


Mise en scène | Margarita Mladenova – Ivan Dobčev


Equipe artistique | Snezhina Petrova, Albena Georgieva, Miroslava Gogovska, Elena Dimitrova, Hristo Petkov, Tzvetan Alexiev, Ognyan Golev, Antonio Dimitrievsky


Première le 16 mars 2009

Au Théâtre Laboratoire Sfumato

Sofia, Bulgarie


Plus d’infos sur le site du festival